Adieu Beyoncé
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Adieu Beyoncé

Taille de l’écran d’un iPhone 6, 2020.

Cette édition est lisible sur Instagram dans ta version presque complète.

Adieu Beyoncé est une édition traversant récits et images. C’est l’histoire d’un amour à sens unique consommé avec délectation par une amoureuse. Les sentiments se mélangent, parlent d’amour, de sexe, de choix, de peine. Les liens avec la réalité sont nombreux puisque l’histoire a l’air d’avoir été vécue mais surtout parsemée de réalités communes. Celles de une, deux, trois personnes, nous tous?

Les images, captures, photos sont autant de rappels de nos moyens de communiquer, distants, impalpables, illustrants.

Vivement que l’on s’aime en vrai, en chair et en os.

 

 

EXTRAITS

 

J’ ai donné des noms de personnalités célèbres à mes amants et amantes. Les genres ne sont pas contractuels. Britney Spears, Lady Gaga, Beyoncé, George Clooney, Barry White, Aretha Franklin, M.I.A. etc…

Mon téléphone annonçait ces noms. Qui a eu la chance de recevoir un texto de Beyoncé expliquant que ses sentiments ne sont pas partagés ? Quel soulagement de ne pas voir apparaître ton prénom pour me dire cela. 

(…)

Je déteste l’ attente, sensation commune, dégoutante. La lumière change. Il y a un son. J’ ai senti quelque chose. J’ éteins, je rallume, j’ installe, je désinstalle, j’ écris, j’ efface. 

J’ ai envie d’ exploser mon téléphone avec une hâche. J’ ai honte. On est tous comme ça. Ça ne me soulage pas. Je ne sais plus ce que j’ attends. Pire qu’ attendre, il y a attendre avec soi. 

(…)

J’ai appris le bateau le jour où tu es parti. Je me suis inscrite à un cours de dériveur. J’ai sagement  hissé la voile, senti le vent, pris de face, de côté, me suis retrouvée dans l’huile. Je suis rentrée  avec la rame, je n’ai jamais désalée. Je me suis ennuyée. Au milieu de ce lac, je me suis dite que j’avais bien fait de t’oublier parce que le bateau c’est long, que je  ne comprends rien au vent, que je ne peux pas passer ma vie à attendre une rafale.